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Architecture

Tenants et aboutissants de l’urbanisme durable 

Face à l’augmentation du nombre de canicule, des émissions de gaz à effet de serre, de la pollution des sols, de l’eau et de l’air, ou encore du stress des populations, le développement de l’urbanisme durable paraît essentiel. Repenser la ville pour améliorer la santé et le bien-être des citadins, toujours plus nombreux ?  Oui, mais quels en sont les impacts concrets ? 

Qu’est-ce que l’urbanisme durable ? 

L’urbanisme désigne l’ensemble des conceptions et des études qui visent à l’aménagement et à l’implantation des villes sous tous leurs aspects. Aujourd’hui, on parle plus en plus d’urbanisme durable, ou urbanisme vert, afin de marquer le changement de vision et de manière de travailler des urbanistes et des architectes.  

L’urbanisme durable vise ainsi à repenser le rapport de l’homme à la nature et la place accordé à cette dernière dans l’espace urbain. Cette nouvelle ère de l’urbanisme se développe depuis quelques années, faces à la prise de conscience collective quant à la nécessité de protéger l’environnement 

De nombreuses initiatives voient le jour pour réinventer les espaces urbains publics et privés et rapprocher les populations de la nature, dans un souci d’amélioration de la qualité de vie. 

Quels projets peut-on envisager en urbanisme vert ? 

Les écoquartiers 

Les projets d’écoquartiers découlent de l’interdiction des promoteurs de minéraliser l’ensemble de leur parcelle. Ces zones urbaines sont conçues pour disposer d’un potentiel de développement économique, tout en répondant à des critères de performance environnementale 

Pour y répondre, différents systèmes sont mis en place : 

  • traitement des eaux de pluie ; 
  • développement des énergies renouvelables, 
  • diminution des déchets,  
  • développement des transports en communs et transports doux. 

Les jardins partagés sur les toits 

Les toits présentent une surface importante jusqu’alors laissée à l’abandon. C’est pourquoi de plus en plus de projets de jardins partagés se mettent en place, qui permettent aux habitants des immeubles de profiter des joies d’un jardin et d’un potager, tout en préservant la biodiversité locale. 

La revalorisation des espaces souterrains désaffectés 

Les souterrains désaffectés (anciens parkings, tunnels de métro, etc.) sont également des lieux à réinvestir. Ainsi, des initiatives se développent pour créer des potagers en sous-sol, mais également des parcs, à l’aide de technologies innovantes pour permettent d’y distribuer une lumière équivalente à la lumière solaire. 

La végétalisation des façades 

On assiste de plus en plus à la végétalisation des façades de constructions nouvelles. En plus d’apporter une note de verdure très appréciée dans les milieux urbains, ce type d’aménagement contribue à l’isolation thermique des bâtiments.  

Le développement des modes de transport doux 

La circulation automobile en ville est l’une des plus importantes causes de pollution aérienne. En conséquence de quoi, l’urbanisme durable vise à réaménager les axes de circulation pour favoriser la circulation des transports en communs, ainsi que des modes de transports dits “doux” : le vélo, la trottinette, la marche à pied. 

Quels sont les enjeux de l’urbanisme durable ? 

Réduire les îlots de chaleur 

Du fait de leur minéralisation (bitume, béton, macadam, etc.) les courants d’air sont bloqués dans les centres-villes et la chaleur est emmagasinée par les sols et les murs. A tel point que l’on peut trouver des écarts de température importants entre les villes, véritables îlots de chaleur, et les campagnes.  

L’implantation de verdure permet de maintenir la fraîcheur au cœur des villes et de lutter contre ces phénomènes d’îlots de chaleur. 

Limiter la pollution 

L’intégration de zones vertes au sein des villes, qu’il s’agisse de parcs, de façades ou toitures végétalisées, permet de limiter grandement la pollution en plus d’être un lieu de détente pour les habitants. 

En effet, les plantes vont absorber le dioxyde de carbone rejeté par les voitures et autres véhicules motorisés et contribuer à assainir l’air pour les citoyens. 

Améliorer la gestion de l’eau 

Du fait de la bétonisation massive des sols et de la faible capacité d’absorption de nos systèmes de tout-à-l’égout, les eaux pluviales ne peuvent s’évacuer correctement et augmentent l’humidité de l’air.  

Intégrer des espaces verts en ville permet donc de favoriser l’infiltration de l’eau dans les sous-sols et de diminuer les risques d’affaissement de ceux-ci dans les égouts. 

Favoriser une isolation thermique et phonique plus efficace 

La végétalisation des toitures et des façades permet aux logements de maintenir une température plus agréable du fait de l’ombre offerte par les végétaux. Ceux-ci contribuent aussi à la création d’une couche isolante, aussi bien d’un point de vue thermique que phonique. 

Améliorer le bien-être des citadins 

De nombreuses études ont démontré que la présence de végétaux en ville améliore le bien-être des citadins. Ainsi, les parcs sont généralement des lieux de rencontre et de détente pour tous, d’autant plus s’ils sont aménagés avec du mobilier adéquat.  

En plus de diminuer le stress, la présence de la nature en ville réduit les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaire et peut même avoir un effet bénéfique sur la concentration. 

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